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Rentré, lundi dernier, du Bénin où il a conduit la délégation ivoirienne aux 6è jeux africains de la zone 2, le président de la Fédération ivoirienne d'athlétisme a répondu aux accusations portées contre lui par l'ex-trésorier et président de la ligue, Charles Bamba qui entretient une dissidence. Hervé Porquet a battu en brèche tous les griefs de ses détracteurs. Vous revenez des 6è championnats d'Afrique senior de la région 2, à Cotonou. Comment s'est déroulée la campagne des Ivoiriens ?
Nous sommes partis avec une équipe très jeune. Composée des athlètes cadets et juniors qui a réussi à glaner sept médailles. Je peux donc affirmer que la moisson a été bonne pour nos athlètes. Et que la Côte d'Ivoire a été dignement représentée. Combien d'athlètes étaient présents à ce rendez-vous ?
Une vingtaine d'athlètes, sélectionnés à l'issue du championnat de Côte d'Ivoire des inter-clubs qui s'est déroulé les 23 et 24 juin derniers, à Yamoussoukro. A ces athlètes sélectionnés dans la capitale ivoirienne, la direction technique a décidé d'intégrer deux autres athlètes : Judith Djama Bra et David Kouassi. Des athlètes restés à Abidjan ont fait savoir que c'est parce qu'ils ne sont pas dans les bonnes grâces de la Fia qu'ils n'ont pas été sélectionnés. Sinon ils remplissaient, selon eux, les conditions. Je suis désolé pour ces athlètes. Car ils ne remplissaient pas les conditions.
Des athlètes comme Koffi Jean Sylvestre racontent des mensonges. D'ailleurs, ils n'ont jamais déposé de lettre de sortie. Koffi Jean Sylvestre demeure bel et bien un athlète du club de l'Us de Yamoussoukro. Concernant Kouassi David et Djama Bra Judith, nous sommes étonnés que ces deux athlètes aient été retenus à Abidjan par l'ex-DTN Dao Lassina, Amadou Méité et Ouattara Youssouf. Nous trouvons dommage pour l'avancée de l'athlétisme ivoirien que certaines personnes se permettent de retenir des athlètes qui vont défendre les couleurs ivoiriennes. Tous les athlètes sélectionnés ne remplissaient donc pas les critères, c'est-à-dire n'étaient pas tous en règle vis-à-vis de la Fia, mais dans un souci d'équité, nous avons décidé de les sélectionner, en leur attribuant des licences exceptionnelles. Cependant, il faut savoir que la Fia possède des textes et des lois qu'il faut respecter. Et qui permettent d'identifier clairement les clubs affiliés, à jour et en règle. Des présidents de club dissidents vous ont reproché, à votre absence, de mal gérer la fédération. Le premier point de leurs griefs étant la non-organisation d'assemblée générale ordinaire (Ago), conformément aux règlements et textes de la Fia.
Je suis à l'aise pour répondre à cette question. Etant donné que nous avons tenu le 9 juin dernier à Yamoussoukro, une AGO, tous les clubs, à jour, y étaient présents. Il est donc incongru de ne parler que de ceux qui s'agitent et qui constituent une dissidence. Avant d'être clubs dissidents, il faudrait être à jour. Ces quelques clubs dont les présidents se font appeler dissidents, ne sont pas en règle, ni à jour. C'est parce que ces clubs ne sont pas à jour que vous les écartez de vos activités. Non. Ce sont eux-mêmes qui se marginalisent. Sinon l'assemblée générale étant souveraine, c'est elle qui décide. A Yamoussoukro, c'est elle, (l'assemblée générale) qui a décidé de tout ce qui a été pris comme décision.
La dissidence compte 14 clubs. Combien de clubs y avait-il à l'AGO de Yamoussoukro ?
Retenez qu'il n'y a pas 14 clubs dissidents. Car la première des choses, c'est de savoir si ces clubs sont à jour de leurs cotisations et autres charges. Sinon, ils ne sont pas des clubs reconnus comme tel. Malheureusement pour eux, ils ne sont pas en règle vis-à-vis de nos textes. Ils ne sont donc pas reconnus par la Fia. Ils ne bénéficient pas de licence, ils n'ont donc pas d'assurance. Et c'est très grave. Nous ne pouvons pas continuer dans ce désordre. L'objectif de la Fia, c'est d'organiser les clubs, les ligues. C'est effectivement les décisions de l'AGO de Yamoussoukro que les dissidents n'approuvent pas. Concernant la ligue d'Abidjan, figurez-vous qu'en cours d'exercice, le comité directeur se soit trouvé confronté à une situation exceptionnelle. A savoir que cette ligue décide de façon tacite de ne plus organiser de compétitions depuis octobre 2006. Elle n'avait organisé que 3 compétitions seulement. Est-ce qu'avec un tel comportement, l'on peut faire avancer l'athlétisme et obtenir de bons résultats aux compétitions internationales ? A la Fia nous ne sommes pas là pour faire l'apologie de la médiocrité. Nous sommes-là pour faire avancer l'athlétisme. L'assemblée générale qui s'est réunie à Yamoussoukro, a tranché la question de la ligue d'Abidjan. Qu'est-ce l'assemblée a décidé en ce qui concerne la ligue d'Abidjan. Elle a d'abord approuvé la gestion financière du comité directeur de la Fia. Elle a également approuvé la division de la ligue d'Abidjan en plusieurs ligues. Il aurait été opportun pour les clubs dits ?'dissidents'' d'être présents à l'AG. La politique de la chaise vide ne marche pas. Et puis c'est trop facile de se répandre dans la presse. Il était normal et intelligent de la part de l'ex-président de la ligue d'Abidjan et trésorier de la Fia d'être présent à l'Ag de Yamoussoukro. Afin de pouvoir ressortir ses griefs et les soumettre à l'appréciation de l'assemblée qui, je le répète est souveraine. C'était le lieu de pouvoir s'exprimer. Je trouve dommage et déplorable d'avoir été éjecté par le comité directeur et de se reprendre dans la presse. Est-ce que tous les clubs avaient été convoqués régulièrement à l'AG et que les documents nécessaires pour la réunion avaient été mis à leur disposition ?
Tous les documents relatifs à l'AGO avaient été mis à leur disposition, un mois avant la date de la réunion. Cela, conformément aux textes de la Fia. Nous respectons scrupuleusement les textes. Nous ne saurions les violer. Tout le monde était au courant de cette AGO. Nous avions convoqué tous les clubs. L'AGO s'est bien déroulée. Les résultats (7 médailles) du dernier championnat d'Afrique au Bénin montrent également que nous travaillons à la promotion, à l'avancement de l'athlétisme. Vous voyez que le bilan de la Fia est très loin d'être ridicule. Si le bilan de la Fia était ridicule, nous reviendrions bredouille du Bénin. Nous misons sur la jeunesse. Raison pour laquelle nous sommes allés avec une équipe de jeunes athlètes qui représentent pour nous la relève. Notre objectif c'est d'avoir demain de grands champions, comme les Gaoussou Koné, Gabriel Tiacoh. Des athlètes sains et performants. Nous continuons donc la formation et les résultats sont perceptibles. Des présidents de club qui ont participé à l'AGO à Yamoussoukro, étaient également aux côtés des dissidents, samedi dernier. Comment expliquez-vous cela ?
Etant rentré hier soir, seulement (ndlr, lundi dernier) de Cotonou, c'est de vous que j'apprends cette information. Mais il faut savoir que des athlètes, des encadreurs et des dirigeants de club ont été invités à une compétition qui s'est déroulée le même lundi dernier au stade Houphouet-Boigny. Je pense donc qu'ils sont venus participer, à Abidjan, à cette compétition, avec leur bonne foi. Afin de faire courir leurs athlètes pour leur permettre de jauger leur capacité en se frottant à leurs homologues d'Abidjan. Je crois savoir qu'à cette compétition, ils ont signé une liste de présence de la réunion attestant leur présence et leur participation à la compétition. Et non une liste de pétitionnaires ou de quoi que ce soit. Parlant de votre gestion, vos détracteurs vous accusent de devoir 9 millions de primes aux athlètes et de fonctionner sans compte bancaire ?
Nous ne nous reconnaissons pas dans ce qu'ils racontent. Tout simplement parce que c'est l'AG, seul organe souverain, qui est habilitée à statuer et apprécier la gestion de la Fia. La gestion financière de la Fia qui était dirigée par l'ex-trésorier, Charles Bamba, a été approuvée. Malgré l'absence de ce dernier à l'AGO de Yamoussoukro. Il a fait la politique de la chaise vide. Nous avons pris nos responsabilités pour tenir la réunion, à l'issue de laquelle l'assemblée a donné son quitus. La gestion financière de la Fia a donc été approuvée. Nous ne voulons pas de polémique sur ces sujets-là. Notre objectif est de faire évoluer l'athlétisme. Les athlètes qui courent à l'extérieur, ne portent pas mon nom sur leur dos, mais bien entendu le nom de la Côte d'Ivoire, notre cher pays. Je ne comprends donc pas ces griefs contre les décisions de l'AGO. En tant que premier responsable de l'athlétisme ivoirien, qu'est-ce que vous comptez faire pour ramener tout le monde à la maison ?
La famille de l'athlétisme ivoirien n'est pas divisée. Du moins ceux qui sont reconnus comme tels par la Fia n'ont jamais été divisés. Il faut retenir que n'est pas club qui le veut, mais est club qui peut l'être. Il est donc trop facile de dire qu'il y a un certain nombre de clubs qui ont signé une pétition. Est-ce que ces clubs existent vraiment ? Sont-ils affiliés régulièrement ? Ont-ils des licences ? Possèdent-ils des assurances ? Chaque licence donne droit à une assurance. Nous leur demandons de revenir à la raison. En commençant par régulariser leur situation. C'est lâche de raconter des inepties dans les journaux. Mais qu'ils retiennent que ?'le chien aboie, la caravane passe''.



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