Les populations de la commune de Grand Bassam sont aussi affectées par l'augmentation des prix. Un tour au grand marché de la ville nous a permis de relever les changements à la hausse. Le riz "Déni-kachia" précédemment vendu à 250F le kg, s'achète aujourd'hui à 400F le kg. Le riz "Mémé", de 300F, le kg est passé à 450F. "Malo Woussou", ce riz très prisé par les malinkés s'achète également à 450F le kg au lieu de 300F il y a quelques semaines. Le "Riz cassé", lui n'est consommable aujourd'hui qu'après avoir déboursé 400F alors qu'il s'achetait à 250F le kg, dans un passé récent. Le kg d'haricot s'acquiert à 325F au lieu de 300. Celui de l'arachide a connu une majoration de 50F. De 550, le kg d'arachide coûte désormais 600F. Le prix du sucre en poudre roux et blanc a connu aussi une hausse. Il est passé de 450 à 500F. La viande, elle, s'achète à 900F le 1/2kg, soit 1800F le kg. Auparavant, la ménagère avait le 1/2kg à 800F et le kg à 1500F. Même le crabe poilu a vu une hausse de son prix d'achat. Un petit crabe poilu s'achète aujourd'hui à 200F. Avec ces augmentations de prix, les habitudes alimentaires changent. Après le petit déjeuner qui n'a plus droit de cité, des pères de familles nombreuses disent avoir commencé à mettre fin à la préparation du repas de midi. Seul le repas du soir reste de mise. C'est-à-dire le " One by day " ou " la mort subit ".
Diarrassouba Sory