Leur devin l'avait prédit et ils en avaient fait leur intime conviction : jamais le PDCI-RDA ne survivra à la perte du pouvoir ! C'est pourquoi il fallait tout mettre en ?uvre pour bouter ce parti hors du pouvoir, en ne se privant pas des moyens et méthodes les plus criminels, les plus vils et les plus abominables ! La fin ne justifie-t-elle pas les moyens ?
Tous les politiques du FPI ont abouti à cette conclusion à travers leurs analyses et scenarii. N'est-ce pas pour cela que plusieurs semaines avant le coup d'Etat du 24 décembre 1999, ils avaient infiltré l'Armée, la Gendarmerie et la Police en s'installant dans les casernes pour pousser les corps habillés à renverser le pouvoir ?
Ce complot international a abouti et triomphants, les auteurs, commanditaires et bénéficiaires du coup d'Etat pouvaient jubiler !
Le PDCI-RDA était détruit, fini, enterré ! Une nouvelle page était à écrire de l'histoire de la Côte-d'Ivoire qui excluait naturellement le PDCI-RDA ! Un nouveau pouvoir était né et on se partageait les dépouilles du PDCI en réclamant les postes les plus juteux.
Concernant le PDCI-RDA, on en était à sa messe de requiem et le "requiescat in pace" était sur les lèvres de ses adversaires-ennemis. Le PDCI pouvait se conjuguer au passé comme le PDG en Guinée, comme l'Union Soudanaise-RDA au Mali, et nous en passons. Ils avaient oublié, y compris chez des militants vrais, que le fondateur du PDCI-RDA s'appelle Félix HOUPHOUET-BOIGNY et que les racines de ce parti étaient et sont profondément enfoncées dans le sol ivoirien. Après le coup d'Etat saugrenu et funambulesque du 24 décembre 1999, il y a certes eu une période de flottement, mais très rapidement, des militants convaincus, allant des plus anciens aux plus jeunes relevèrent la tête et prirent le parti en main. Parce que l'héritage du Père de la Nation ne devait et ne pouvait disparaître, parce que le PDCI-RDA ne pouvait pas mourir ! Et le Congrès Extraordinaire du Parti eut lieu. A la surprise générale, les militants par milliers, venant de TOUTES les régions de la Côte-d'Ivoire déferlèrent sur Abidjan et convergèrent vers le Palais des sports de Treichville. Tous les adversaires voire les ennemis du PDCI auraient voulu que le Président BEDIE fût balayé et définitivement radié du jeu politique ivoirien mais à leur grand désarroi et à leur profonde déception, le Congrès eut la sagesse de le maintenir à la présidence du PDCI-RDA. C'est en ce moment que certains, notamment celui se disant génie politique, s'aperçurent que le PDCI-RDA est incontournable dans ce pays et qu'aucun candidat ayant en face de lui celui du PDCI ne peut l'emporter dans des élections transparentes, libres et justes.
D'où les man?uvres pour s'accaparer le Parti avec la complicité de ceux-là qui, plutôt que de veiller sur lui, n'avaient qu'une obsession : le brader. La vigilance des militants fit échouer cette entreprise. La parodie de convention du Parti intervint ensuite.
Les élections d'octobre 2000 suivirent qui virent l'élimination de tous les candidats se présentant sous la bannière du PDCI, du candidat officiel à tous les outsiders, cela parce que le fameux génie politique aurait fait savoir au chef de la junte qu'il ne fallait même pas permettre à un chien arborant les couleurs de PDCI de se présenter parce qu'il l'emporterait. C'est pourquoi lorsque des sondages bidons tout juste bons pour amuser la galerie et faire plaisir aux adeptes de la flatterie laissent entendre que monsieur Gbagbo l'emporterait haut les mains aux prochaines élections, nous ne pouvons que nous tordre de rire. Après des tricheries monstres, monsieur Gbagbo et son FPI arrivèrent calamiteusement au pouvoir et plongèrent notre pays dans l'abîme. Le retour triomphal d'exil du Président BEDIE a été un véritable cauchemar pour la refondation qui constatait que le peuple n'avait jamais rejeté le Président du PDCI-RDA. La guerre que nous a infligée la politique aberrante du FPI et considérée comme étant la conséquence des élections douteuses d'octobre 2000, tout le monde, à l'exclusion de monsieur Gbagbo et du FPI s'est accordé à dire qu'il fallait pour les scrutins à venir qu'ils soient transparents, équitables et justes. Cette annonce a toujours été considérée comme un malheur suprême par monsieur Gbagbo et le FPI. Comment accepter en effet des élections libres, justes et transparentes : - alors qu'on se sait archi minoritaire dans le pays et qu'on n'arrive à se cramponner au pouvoir que par la force des baïonnettes ?
- alors que les 07 ans au pouvoir n'ont été qu'une succession d'échecs étalant son incompétence criante et criarde, sa nullité absolue et son incapacité à gérer la Chose Publique ?
- alors qu'on a passé son temps à mépriser et à martyriser le peuple dont les fameuses Forces de Défense et Sécurité, supposées le protéger sont des bourreaux cruels et sanguinaires ?
- alors qu'on a été incapable d'empêcher la déliquescence de l'Etat et qu'on a infligé en prime une guerre que sa cécité politique n'a pas permis d'éviter, aboutissant à l'humiliante partition du pays et à la disparition de l'Etat et de ses institutions ?
- alors qu'à défaut d'accroître " l'héritage " on a laissé aller à vau-l'eau tout ce qui faisait la fierté de notre pays ?
- alors qu'on s'est montré inapte et inepte à poser le moindre acte de développement et que les seules réalisations à son actif ont trait aux vols, viols, pillages, destructions, meurtres et assassinats de ses gueux de patriotes, de ses milices tribales, de ses escadrons de la mort ?
- alors qu'en conséquence de ce qui précède, seul le chômage a été offert comme unique cadeau refondateur au peuple famélique, des plus anciens aux plus jeunes ?
Assurément, vu l'apocalypse qu'on a créée dans le pays, même un miracle ne peut permettre une victoire du FPI, ce parti d'extrême droite se disant de gauche et qui, dans la tricherie et le brigandage, est arrivé à la tête de ce pays pour son malheur !
Alors pour paraphraser le fabuliste, on se dit : " puisqu'il nous faut ruser pour avoir notre proie ", c'est-à-dire le pouvoir, " rusons donc." D'où le dialogue dit direct qui a eu besoin d'un intermédiaire comme tous les accords déjà signés mais rejetés le lendemain. Mais l'avantage énorme de l'accord de Ouagadougou c'est qu'il le rétablit dans ses fonctions de président de la République et lui restitue tous ses pouvoirs, notamment celui d'organiser seul les élections. Ainsi maîtrisant et ayant à sa solde toutes les structures en charge des élections, il pourra faire proclamer en fanfare sa victoire obtenue naturellement au premier tour avec au moins près de 60% des voix. Rien ne peut remettre cela en cause puisque ces résultats sont la conséquence du dialogue direct et que les forces belligérantes ont approuvé l'accord qui y a conduit. Cependant, pour rendre un tel scénario vraisemblable et plausible, il importe que l'opposition dans son ensemble connaisse une implosion en chaîne et notamment le PDCI-RDA, ce roc qu'on n'arrive pas à briser. Dès lors, puisque le penseur conseille que vingt fois et même cent fois sur le métier il faut remettre l'ouvrage, on ne désespère pas et on continue à travers des man?uvres qu'on croit souterraines, à porter des coups au parti sexagénaire. Nous nous souvenons tous de ce changement soudain et brutal de l'ancien secrétaire général du PDCI-RDA devenu subitement le pourfendeur et l'ennemi juré du Président du Parti, au lendemain de son retour d'exil. L'ancien secrétaire général du Parti, du jour au lendemain, revêtait le manteau sombre des thuriféraires du refondateur en chef à qui il a trouvé par miracle l'ensemble des vertus qu'il lui déniait lorsque ce dernier battait le pavé dans l'opposition. Il décidait résolument d'être le cheval de Troie dans la maison afin que fût conquis sans coup férir la citadelle du PDCI ! D'où sa candidature à la présidence du Parti lors du XIe congrès du PDCI-RDA.
Battu à plate couture, comme tous les mauvais perdants, il s'est bassement et lâchement réfugié derrière une prétendue manipulation électorale. Comme si une personne qui s'est montrée incapable de l'emporter aux législatives dans sa propre circonscription électorale face à un illustre inconnu était capable de rivaliser au plan national avec le Sphinx de Daoukro.
Et depuis ce jour, ce sont les attaques personnelles contre le Président du Parti, les dénigrements, les calomnies et médisances qu'il déverse à longueur de journée pour justifier la pitance qu'il ramasse chaque fois qu'elle tombe de la table de son maître !
De façon ahurissante, il paraît que soutenir monsieur Gbagbo et le FPI est le seul acte républicain qu'on puisse poser en Côte-d'Ivoire. Dès lors, quiconque ne pose pas cet acte, comme jadis Nabuchodonosor obligeant Daniel et ses compagnons à adorer la statue d'or, est voué aux gémonies et condamné aux affres de l'enfer ! Ayant échoué dans sa tentative d'ailleurs vaine de s'emparer du Parti pour le livrer à son pire ennemi, l'ancien secrétaire général pensa qu'en créant un parti, qu'il a pudiquement appelé mouvement, il rallierait à lui une frange importante de militants du Parti. Le R.P.P était né. Hélas pour notre ancien secrétaire général, ce fut échec et mat ! La salle des congrès de l'Hôtel Ivoire fut rempli de militants du FPI, pas plus !
L'intégration du RPP à la galaxie patriotique, c'est-à-dire le conglomérat de ceux qui pensent que détruire les acquis est un acte de patriotisme n'y changea rien. Depuis lors on passe son temps à chercher des poux dans les cheveux du Président et de la Direction du Parti. Ainsi, lorsque le Bureau Politique décida de reporter la tenue du XIIe congrès du Parti, ce fut aussitôt le remue-ménage au RPP. Ce report, soutint-on, est illégal. En conséquence, il n'y a plus de direction du parti. On suscita aussitôt un mouvement chez certains jeunes : PDCI Nouvelle vision qui fit long feu ! Et pourtant, le FPI que soutiennent le président du RPP et ses acolytes n'a pas tenu de congrès depuis huit ans déjà et là, personne ne trouve rien à redire. En plus de l'ancien secrétaire général du PDCI, le refondateur en chef s'est employé à débaucher d'anciens compagnons et amis (???) du Président BEDIE. Le but de l'opération c'est naturellement semer le trouble dans l'esprit des militants et bien entendu pousser nombre d'entre eux à quitter le navire. Les fausses accusations, les procès d'intention, les tentatives de corruption où même les actions de corruption réussies comme ce fut le cas de ces députés félons qui ont choisi de trahir leur parti et leur pays devaient jeter le désarroi au sein du vieux Parti. Il se trouve Dieu merci que les militants ont de la mémoire qui ne comprennent pas que celui-là qui refusait à d'autres le droit d'exprimer une opinion différente à l'intérieur même du Parti, soit devenu le spécialiste des invectives et des diatribes acerbes dans les journaux, particulièrement ceux dont la mission est de nuire au PDCI et de le détruire.
Car l'ancien secrétaire général du parti sait que c'est son intransigeance et son intolérance d'alors qui ont poussé feu monsieur Djéni Kobéna à faciliter la création du RDR.
Vouloir l'orthodoxie quand on est aux affaires et cultiver la chienlit et le "bordel" est si peu digne de celui qui se prétend hériter du Président HOUPHOUET-BOIGNY dont il s'acharne à détruire l'?uvre que les militants l'ont classé au rang des non êtres !
Il en est de même pour celui-là dont la carrière n'a pu se bâtir qu'à l'ombre et sous le bras tutélaire du Président BEDIE mais qui, devant les difficultés, a cherché à cacher sa couardise et sa lâcheté derrière des prétextes farfelus qui ne le convainquent pas lui-même. Ils ont eu des récompenses à travers des postes juteux qui leur donnent l'illusion d'être quelqu'un ou quelque chose. Nous doutons cependant qu'ils puissent se regarder dans un miroir ou soutenir le regard de leur progéniture. Finalement toute cette énergie et ces sommes folles dépensées pour s'attacher les services de personnes qui n'étaient que des plantes parasites incapables d'avoir une vie par elles-mêmes se sont révélées des échecs cuisants. La solution choisie en ce moment c'est de s'attaquer directement, le dialogue direct n'est-il pas passé par là, aux militants et à l'électorat du PDCI, particulièrement à l'électorat considéré comme captif. D'où des visites d'Etat bidon aux motifs contestables organisées dans des régions bien ciblées du pays.
Le PDCI-RDA est ainsi l'objet de toutes les attaques de tous les coups bas et de toutes les vilénies de la part du refondateur en chef et du FPI. C'est pourquoi, on n'oublie pas les entreprises mystiques et diaboliques pour,pense-t-on, l'anéantir!
On a bizarrement passé sous silence l'expédition de ce Chinois parti abattre un arbre-fétiche supposé, dans la cour des BOIGNY, arbre censé être le dépositaire de la puissance et de la pérennité du PDCI. Les esprits des ancêtres ne l'ont pas permis et le Chinois pris la main dans le sac a avoué les faits et désigné les commanditaires de cette opération. C'est avec des b?ufs et des liqueurs qu'on est allé demander pardon à la famille BOIGNY et aux populations de Yamoussoukro. Il est étonnant que le " grand ( ?) " journal progouvernemental, si prompt à relater le moindre évènement qui se produit à Yamoussoukro ait gardé un silence de cimetière sur celui-là. Il est vrai que cette expédition sino mystique n'honore pas ceux qui l'ont lancée !
Comme on peut le constater, on fait feu de tout bois pour briser le PDCI afin que les tricheries à venir passent inaperçues parce que le PDCI et les partis d'opposition auraient implosé !
Malgré toutes ces manoeuvres, le PDCI-RDA reste inébranlable, les cris d'orfraie qu'on entend ici et là n'étant que des épiphénomènes. Le séminaire de Bassam, la rencontre de Daoukro et la dernière réunion des élus à Bingerville donnent le tournis au chef de l'Etat et au FPI. Contrairement aux prévisions de leurs devins et prophètes, le PDCI a survécu à la perte du pouvoir opérée dans la violence et est le moteur incontesté de l'opposition.
Il nous revient alors en mémoire ces propos du Président BEDIE concernant ceux qui prédisaient l'apocalypse pour notre pays dès les années 60 déjà. Le Président BEDIE parlait alors des " éternels Cassandre, prophètes d'apocalypses toujours différés. "
Les mêmes man?uvres de déstabilisation sont également menées contre les autres partis d'opposition. Nous nous souvenons de ce communiqué du palais présidentiel faisant état d'une UDPCI tendance Akoto et d'une UDPCI tendance MABRI. La vigilance de monsieur MABRI a vite mis fin à cette tentative de division et d'affaiblissement de l'UDPCI. Le MFA a subi et continue de subir les mêmes agressions de la part du pouvoir d'abord avec monsieur Joël N'guessan et ensuite avec le dualisme qu'on veut susciter et créer au niveau du secrétariat général du parti.
Que dire des violents assauts et attaques contre le RDR avec la création de ce nouveau parti politique, l'ADL, qu'on veut mettre sur pied au forceps, et qui sortirait des entrailles du RDR.
Parce qu'il est de notoriété que le Front Populaire Ivoirien dit FPI, parti archiminoritaire avec ses légions de gangsters à col blanc, quelle que soit l'énormité des tricheries ne peut espérer gagner des élections si les partis politiques d'opposition, notamment le RHDP, sont forts et unis. Il faut donc avoir recours à la vieille recette "divide ut imperes", diviser pour régner.
D'où l'empressement à faire ses choux gras de la moindre opinion d'un quelconque responsable du RHDP. C'est ainsi qu'il a suffi que monsieur Akossi Bendjo lance un appel à l'ensemble de la classe politique ivoirienne l'invitant à faire en sorte que rien ne soit plus comme avant pour que le fameux journal progouvernemental n°12767 du jeudi 31 mai écrive à sa une " les partis politiques en ébullition- Menaces d'implosion- Akossi Bendjo se démarque. "
Ils ont dû être déçus ceux qui espéraient une implosion du PDCI de voir monsieur Akossi Bendjo à Bingerville au bureau de séance de la rencontre des élus du PDCI. Il faut retenir dans tous les cas que monsieur Gbagbo et le FPI mettront tout en ?uvre pour conserver le pouvoir par la tricherie, le vol, le brigandage et surtout la violence via leurs patriotes, leurs milices et la FESCI soutenus activement ou passivement par les Forces de Défense et de Sécurité. Quoi qu'en disent certains, totalement réfractaires à la critique, nous ne pouvons pas ne pas déplorer le contrat léonin signé par les Forces Nouvelles à leur désavantage le 4 mars dernier à travers l'accord de Ouagadougou.
Comment les Forces Nouvelles ont-elles pu si facilement rétablir monsieur Gbagbo dans ses fonctions de président de la République avec toutes les prérogatives notamment celle d'être le seul à organiser les prochaines élections ?
Laisser en effet la Défense, l'Intérieur et la Sécurité au FPI et à monsieur Gbagbo avec en prime l'Economie et les Finances et le Plan dont le titulaire est le numéro 2 du gouvernement, est une reculade voire une reddition incompréhensible.
C'est pourquoi dès à présent, l'opposition, notamment le RHDP, doit empêcher ce hold-up qui se prépare, la Communauté Internationale ayant déjà décidé de jeter l'éponge avec la création de sa mission de certification venue remplacer la mission d'arbitrage confiée à monsieur Stoudmann, haut représentant des élections qui quitte notre pays. Les dernières élections qui viennent de se dérouler dans la sous région et notamment dans un grand pays, avec leurs fraudes massives et les centaines de morts qui n'ont pas empêché les présidents élus (???) d'être installés malgré les protestations timides de pure forme de cette Communauté Internationale sont un sérieux avertissement à prendre au sérieux. Car la Communauté Internationale, lassée du dossier ivoirien, se contenterait bien d'une parodie d'élection qui ne ferait pas trop de vagues. Les man?uvres pour diviser et même pour briser le PDCI ont échoué jusqu'à présent mais l'adversaire-ennemi ne dort pas, tenant toujours à la main le bâton pour tuer ce qu'il considère comme un serpent afin de lui voler sa victoire qui est pourtant inéluctable. Alors trêve de passes d'armes polies, trêve de concessions à l'infini, trêve de compromis frisant la compromission ! Il faut à l'opposition et particulièrement au PDCI-RDA, quoique ne disposant ni d'armée, ni de milices, ni de pseudo patriotes, adopter les mêmes méthodes d'action que le FPI.
Car si le FPI aime user de violence, il redoute la violence qu'on lui oppose. L'épisode des audiences foraines est encore présent dans nos esprits. Nous avons proposé sans succès que soient animés dans les différents sièges et représentations de l'opposition des parlements et agoras pour livrer la vérité aux militants. Il est pourtant grand temps de faire savoir à monsieur Gbagbo et au FPI qu'ils ne sont plus les seuls maîtres du jeu.
Que retenir des man?uvres du chef de l'Etat et du FPI pour diviser le PDCI et l'ensemble des partis d'opposition pour les affaiblir et triompher d'eux à la prochaine présidentielle ?
C'est de bonne guerre, dirons-nous ! Cependant toute cette énergie dépensée, tous ces milliards gaspillés pour acheter des consciences auraient été mieux employés à développer la fameuse "Côte-d'Ivoire utile" plutôt qu'à s'attacher les services ( ?) de bois morts. S'agissant de ceux qui ont décidé de trahir leur parti et leur propre conscience pour des espèces sonnantes et trébuchantes, ils savent qu'ils ne sont rien en réalité sinon des ombres évanescentes. Il est cependant bon de rappeler que Jean-Jacques Rousseau écrivait au 18e siècle que "la civilisation a corrompu les m?urs." En ce début du 21e siècle, nous pouvons écrire qu'en Côte-d'Ivoire, l'argent à démoli et détruit toute morale, toute éthique et finalement tout sens de l'honneur et tout sens de la dignité faisant d'hommes et de femmes jadis respectables de vulgaires pantins entre les mains des possédants qui ont décidé de faire d'eux des jouets et des machins !
Par DOUBE BINTY