Le classico ASEC-Africa de la 24e journée prévue dimanche prochain au stade Robert Champroux est le tournant déterminant dans la course au titre 2008. L'ASEC d'Abidjan et l'Africa Sport, pour le compte de la 24e journée de la MTN Ligue 1, jouent gros dimanche prochain au stade Robert Champroux de Marcory. Les Oyés, champions de Côte d'Ivoire en titre n'ont aucune envie de céder leur fauteuil à leurs légendaires rivaux, les Mimos. Pour ce faire, le président Narcisse Kuyo Téa de l'Africa n'a pas lésiné sur les moyens pour "exiler", sa troupe en Italie. Avec en point de mire, la préparation de cette opposition on ne peut plus capitale contre l'ASEC. Dans la Péninsule, le technicien italien des Vert et Rouge, Toto Nobile et son équipe ont livré une série de matches amicaux. Ils se sont frottés aux footballeurs professionnels dont ceux de l'Inter Milan qu'ils ont croisés mercredi dernier. Au-delà des différents scores, c'est la détermination farouche des Oyé à se succéder à eux-mêmes qu'il faut souligner. Leaders avec 47 points et un goal différentiel de plus 20, Landry Djedjed, Peter Tayoro Adou, Tobie Olié Koffi Kan et autres, de retour d'Italie depuis hier, auront à c?ur de faire plaisir aux Membres associés mobilisés (MAM). En face, les Jaune et Noir savent que la partie ne sera pas de tout repos. "Les jeux sont loin d'être faits, reconnaît Patrick Liewig Jean Elysée, le coach des Mimos. Face à l'Africa, on doit réaliser la meilleure performance possible. Nous avons notre destin en main". L'ASEC, à l'issue de la 23e journée est dauphine de l'Africa avec 44 points plus un goal average de plus 22. Le capitaine Vincent Ali N'Dri et ses coéquipiers savent plus que quiconque qu'il leur faut, vaille que vaille, une victoire. Car un nul et a fortiori une défaite serait synonyme d'adieu au titre national qui leur a échappé depuis la saison dernière. Conscients de ce fait, Liewig et sa bande ont, eux aussi, mis à profit les trois semaines de trêve. Dans leur antre de M'Pouto, Sol Béni, ils se sont fait une nouvelle santé en battant le Sbé de Bouna et l'USC Bassam sur un même score, 3-1. Comme on le voit, de part et d'autre, les deux référents du foot ivoirien ont, d'une manière ou d'une autre, affuté leurs armes pour aborder en toute confiance ce palier décisif qui mène au titre. Le jeu ne doit pas, toutefois, prendre le pas sur le jeu.
Véronique Adjoumany