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Barack Obama, 46 ans sera , sauf revirement des super délégués, investi, en août prochain, candidat démocrate pour le scrutin du 4 novembre 2008. L'ancienne Première dame, Hillary Rodham Clinton, n'est plus en mesure d'inverser l'issue de la course à l'investiture démocrate prévue en août prochain. Sauf revirement spectaculaire des super délégués qui ont majoritairement choisi Barack Obama pendant les primaires, considérées comme les plus longues dans l'histoire du parti démocrate. Et au terme desquelles il a largement dépassé les 2118 délégués exigés. C'est, en effet, le 3 janvier dernier qu'a eu lieu la première consultation, soit exactement cinq mois en arrière. Aujourd'hui, les observateurs et autres analystes politiques s'accordent à reconnaître que les démocrates terminent leur course profondément divisés. De sorte que la cohésion du parti reste le tout premier pari à gagner pour pouvoir vaincre le républicain McCain. Et ce d'autant que les sondages donnent favori le parti démocrate à l'issue de la présidentielle du 4 novembre 2008 avec n'importe lequel des deux candidats qui se disputaient les primaires. Obama et Hillary Clinton ont, tous les deux, conscience de l'enjeu et entendent man?uvrer de telle sorte à y préserver leurs intérêts respectifs. C'est d'ailleurs le sens de la résistance que fait Hillary, question pour elle de se maintenir comme un pion incontournable avec ses quelque 18 millions de supporters. Plutôt que de jeter l'éponge, l'ex-Première dame a, stratégiquement, opté pour la manière forte, contraingnant ainsi son rival à négocier avec elle pour la suite de la course à la Maison Blanche. Ce deal subtil semble prendre puisqu'on parle déjà de ticket Obama-Hillary pour la présidentielle avec le poste de vice-président. Une situation qui, même si elle est évoquée par certains proches de Hillary Clinton, n'est pas accueillie avec le même enthousiasme par la sénatrice de New York qui a du mal à admettre sa défaite face à un Obama dont elle ne semble pas apprécier son authenticité américaine. Qu'on se souvienne tout simplement de cette image d'Obama dans une tenue qui rappelle ses origines africaines et ses affinités avec l'islam et donc le terrorisme. Mais pour sauver sa face et se maintenir dans le sérail de l'appareil étatique, Hillary Rodham Clinton pourrait accepter ce poste de vice-président. De son côté, le sénateur de l'Illinois devrait accepter Hillary à la vice-présidence comme un véritable mal nécessaire. Car, de même que Barack Obama a conscience qu'il devra composer avec sa rivale pour la victoire totale de leur parti face au républicain John McCain, de même il sait qu'en maintenant Hillary à ses côtés, il aura à gérer un pan de ce qu'il considère comme la dynastie des Clinton. Et l'incarnation du passé à un moment où il veut être perçu comme l'homme de la rupture, l'avenir et l'espoir des jeunes générations et des minorités. Véritable dilemme pour les deux camps qui devront agir par défaut s'ils veulent préserver leurs intérêts respectifs. L'heure des choix et des grandes décisions a donc sonné. Et Obama le sait tant et si bien que, voyant rallier à sa cause un flot de super délégués lors des consultations de mardi, il a déclaré devant plus de 40.000 militants: Cette nuit, après 54 difficiles consultations, notre saison des primaires arrive à son terme () Cette nuit, je peux dire devant vous que je serai le candidat démocrate pour la présidence des Etats-Unis?. C'était dans le palais des expositions de Saint-Paul à Minnesota, dans le nord. La route sera longue. Je fais face à ce défi avec une grande humilité et en connaissant mes propres limites. Mais je fais aussi face à ce défi avec foi sans limite dans les capacités du peuple américain?, a ajouté Barack Obama. Qui, en fin stratège, a déjà commencé à faire la cour à Hillary dont il dira qu'elle a fait l'histoire dans cette campagne. Notre parti et notre pays sont meilleurs grâce à elle et je suis un meilleur candidat pour avoir eu l'honneur de faire campagne contre Hillary Rodham Clinton?. Tonnerre d'applaudissements. Dans le même temps, Obama décoche quelques flèches à son (futur) adversaire du parti républicain, John McCain, qu'il a accusé de vouloir poursuivre la politique de George W. Bush. Il est temps de tourner la page des politiques du passé?, a-t-il dit. Face à la proclamation de Barack Obama et aux hommages qu'il a rendus à sa rivale démocrate, celle-ci, sans reconnaître, séance tenante, sa défaite, dira plutôt: Je ne prendrai pas de décision ce soir?; et ce, devant ses partisans qui scandaient: N'abandonne pas! N'abandonne pas!?. Et de poursuivre: Je comprends que beaucoup de gens se demandent: que veut Hillary??. Puis elle répond: Je veux ce pourquoi je me suis toujours battue dans cette campagne. Je veux la fin de la guerre en Irak, je veux que l'économie redémarre, je veux une assurance santé pour tous les Américains?. Enfin, ajoute-t-elle, je veux que les quelque 18 millions d'Américains qui ont voté pour moi soient respectés, entendus et qu'ils ne comptent pas pour rien?.
Abel Doualy
Les félicitations de Bush
Le président américain George W. Bush a félicité mercredi le sénateur démocrate Barack Obama d'être devenu le premier noir d'un grand parti candidat à la Maison Blanche et a estimé que cela démontrait que les Etats-Unis avaient beaucoup évolué?. Le président Bush félicite le sénateur Obama,? a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino après la victoire historique de Barack Obama sur sa rivale démocrate Hillary Clinton qui n'a pas reconnu sa défaite dans la course à l'investiture.
AFP
Les 5 conseils d'un politologue
Après la victoire de Barack Obama dans la lutte pour l'investiture démocrate, l'analyste politique, Michael Tomasky lui prodigue cinq conseils dans le quotidien The Guardian : Premièrement, il doit se redéfinir. Il a besoin d'un nouveau discours électoral qui lui permettra de réintroduire ses thèmes les plus forts et de répondre aux critiques. Deuxièmement, il doit définir John McCain ... Il doit le pousser sur la défensive par rapport à son soutien à la guerre en Irak. Enfin, il doit se réconcilier avec les Clinton et particulièrement avec les partisans d'Hillary, dont il aura grand besoin en novembre prochain. Quatrièmement, il doit travailler d'arrache-pied pour réunifier le parti. Cinquièmement, il doit pouvoir se maîtriser. Nous risquons de voir et d'entendre un grand nombre d'absurdités racistes et autres inepties d'ici les élections.?
The Guardian,
Royaume-Uni
Focus : L'Amérique selon Obama
Si Barack Obama n'entend pas révolutionner l'Amérique, il veut au moins en être le plus grand dénominateur commun?, conscient que ce sont les indépendants, 20 à 30% de l'électorat américain, qui pourront l'amener à la Maison Blanche le 4 novembre prochain. C'est pourquoi Obama se veut le plus consensuel possible et ce, jusque dans son programme, sans distinction d'idéologies. Par exemple, sa politique étrangère s'appuiera sur la Real Politik? qui donnera un nouveau visage à la politique étrangère américaine. Et en la matière, Obama a pour modèle le républicain James Baker qui fut secrétaire d'Etat sous George Bush père. S'agissant de la défense, Obama a à c?ur de retirer les troupes américaines d'Irak et de dialoguer avec l'Iran de son programme nucléaire. En somme, une politique de défense basée sur la diplomatie qui est l'art de négocier. La santé. A ce niveau, Obama prévoit une réforme d'ici à 2013. Car, déplore-t-il, les Etats-Unis dépensent 16% de leur PIB pour un système de santé très inégalitaire qui laisse environ 47 millions d'Américains sans assurance santé-maladie. L'argent est le nerf de la guerre. C'est la raison pour laquelle Obama, dans sa politique économique, veut une hausse du salaire minimal qui serait pour la première fois indexé sur l'inflation. D'ailleurs il héritera, s'il est élu, d'un pays où la croissance économique est en nette baisse. Un autre défi à relever. Si le sénateur de l'Illinois est pour la peine de mort, pour ce qui est des problèmes de société, il souhaite néanmoins la réduction de son champ d'application. De même, il est pour la limitation du port d'arme individuel.
Se prononçant sur le terrorisme, il a fait remarquer que le camp de détention de Guantanamo Bay à Cuba sera fermé, parce que favorisant et incarnant la torture à laquelle il se dit fermement opposé. Cela ne reflète pas qui nous sommes et il faut rétablir la bonne réputation des Etats-Unis à travers le monde?. La lutte contre le terrorisme demeure tout de même une de ses préoccupations et il entend lancer des opérations militaires contre le réseau Al-Qaeda, une fois à la Maison Blanche.
A. Doualy
Option : Grande évolution
Les Etats-Unis ont beaucoup évolué?. Déclaration faite, mercredi, par le Président américain, George W. Bush, dans un bref speech où il reconnaissait l'élection de Barack Obama comme candidat démocrate à la présidentielle du 4 novembre aux pays de l'Oncle Sam. Et le félicitait pour sa victoire historique en sa qualité de premier Noir d'un grand parti candidat à la Maison Blanche.
Les Etats-Unis ont vraiment évolué, laissant derrière eux toutes les pratiques ségrégationnistes avec le célèbre Ku Klux Klan étudié dans plusieurs universités du monde. Les Etats-Unis ont évolué, se souvenant avec regret et amertume de cette date fatidique du 4 avril 1968 où fut assassiné un des farouches combattants de la lutte anti-raciale, Martin Luther King. Les Etats-Unis ont beaucoup évolué et la sénatrice Hillary Rodham Clinton l'aura appris à ses dépens, elle qui a semblé, pendant les primaires, remuer la fibre raciale. En présentant son adversaire démocrate comme un non Américain (bon teint). Mais les faits viennent de lui administrer une belle leçon de démocratie et d'égalité entre citoyens d'un même pays, peu importe leur origine, elle qui a éprouvé mille et une difficultés à reconnaître la victoire d'Obama malgré l'unanimité faite autour de la brillante élection du jeune avocat de 46 ans. Au-delà de Hillary Clinton, c'est l'ensemble de tous les pays et peuples encore confrontés à des problèmes d'identité des citoyens que s'adresse ce message. Le monde évolue et chacun devrait lire les signes du temps pour mettre sa pendule à l'heure par rapport aux questions d'identité. Dieu merci, ce problème qui a gravement entamé la cohésion nationale en Côte d'Ivoire a aujourd'hui trouvé une issue heureuse depuis que M. Alassane Ouattara peut valablement briguer la présidentielle. Le tout, c'est de veiller à ce que les citoyens, de naissance ou d'adoption, se montrent loyaux envers la patrie plutôt que de se servir d'elle pour assouvir des desseins inavoués. Ou encore pour honorer des engagements personnels avec des puissances étrangères comme cela est souvent le cas dans les Etats africains. Dans ces pays, on le sait, certains dirigeants se comportent comme des gouverneurs au service du maître. Le peuple américain qui est en train de placer sa confiance en Obama, l'attend au tournant sur la sauvegarde des valeurs chères à l'Amérique. Obama, d'origine africaine, certes, n'est nullement élu pour les Africains. Que cela soit clair. Dès le départ.
Par Abel Doualy
Premier discours pro-israélien, premier choc en Palestine
Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a promis mercredi d'éliminer? la menace que fait peser l'Iran sur Israël, au cours d'une intervention à Washington devant la principale association de défense des intérêts israéliens aux Etats-Unis. Il n'y a pas de plus grande menace pour Israël et pour la paix et la stabilité dans la région que l'Iran?, a estimé M. Obama devant les congressistes de l'AIPAC, le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis.
Le danger iranien est grave et réel et mon but sera d'éliminer cette menace?, a-t-il dit.
Il s'agissait de la première intervention publique de M. Obama depuis qu'il est devenu le candidat du parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre. Le sénateur de l'Illinois qui, au cours de la campagne des primaires, avait promis, s'il est élu président, de discuter avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est soupçonné par son adversaire républicain John McCain de naïveté et de faiblesse face à l'Iran. Devant l'AIPAC, M. Obama a tenu à souligner son soutien à l'Etat hébreu se félicitant notamment des liens indestructibles? entre les Etats-Unis ceux qui nient l'Holocauste, ceux qui veulent la destruction d'Israël ou encore ceux qui ne reconnaissent pas l'existence d'Israël. Ceux qui menacent Israël nous menacent?, a martelé le candidat démocrate. Il a promis d'offrir à Israël tous les moyens disponibles pour se défendre de toutes les menaces qu'elles viennent de Gaza ou de Téhéran?. M. Obama a également promis de s'engager personnellement pour aider Israël à établir deux Etats, un Etat juif d'Israël et un Etat palestinien vivant côte à côte dans la paix et la sécurité?. Jérusalem doit rester la capitale d'Israël? et demeurer indivisible?, a-t-il dit. Israël contrôle l'ouest de Jérusalem depuis 1950, et Jérusalem-Est depuis 1967. Le 30 juillet 1980, une loi fondamentale? votée par le parlement israélien a proclamé Jérusalem réunifiée et capitale éternelle d'Israël?. Cette annexion n'a pas été reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens ambitionnent de leur côté de faire de Jérusalem-est la capitale de leur futur Etat dans le cadre d'un règlement permanent du conflit israélo-palestinien. Pour atteindre l'objectif de deux Etats, M. Obama a souhaité isoler? le Hamas jusqu'à ce que cette organisation palestinienne renonce au terrorisme, reconnaisse le droit à exister d'Israël et se soumette aux accords passés. Il n'y pas de place à la table des négociations pour les organisations terroristes?, a-t-il dit. La sécurité d'Israël est sacro-sainte. Ce n'est pas négociable?, a-t-il ajouté.
AFP
Abbas critique la déclaration d'Obama
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a critiqué le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis Barack Obama qui a affirmé mercredi que Jérusalem devait rester la capitale d'Israël? et demeurer indivisible?. Nous rejetons ces propos. Jérusalem est l'un des dossiers en cours de négociation. Tout le monde sait parfaitement que Jérusalem-est a été occupée en 1967 et nous n'accepterons pas un Etat sans Jérusalem, cela doit être clair?, a affirmé Mahmoud Abbas aux journalistes à Ramallah. Jérusalem doit rester la capitale d'Israël? et demeurer indivisible?, a déclaré mercredi Barack Obama lors d'un discours à Washington devant les délégués de l'American Israël Public Affairs Council (AIPAC), le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis. L'État d'Israël a conquis durant la guerre de juin 1967 puis annexé la partie arabe de Jérusalem. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. La quasi totalité des ambassades, dont celle des Etats-Unis, sont installées à Tel-Aviv. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-est, où vivent quelque 250.000 Palestiniens la capitale de leur futur Etat.
AFP
12 au départ pour les deux camps
Les élections primaires, qui ont pris fin mardi avec la victoire de Barack Obama dans le camp démocrate, avaient enregistré au départ douze candidats dont six dans chaque camp. Chez les républicains, il y avait : Rudy Giuliani, 63 ans, ancien maire de New York; Mike Huckabee, 52 ans, gouverneur d'Arkansas; John McCain, 71 ans, sénateur d'Arizona, dans la course à la Maison Blanche depuis 2000 ; Ron Paul, 72 ans; Mitt Romney, 60 ans, ex-gouverneur du Massachusetts et un des plus riches candidats de la campagne, et enfin Fred Thompson, 66 ans. Dans le camp démocrate, il y avait au départ: Joe Biden, 65 ans, sénateur du Delaware depuis 35 ans, un des ténors du parti démocrate; Hillary Rodham Clinton, ex-Première dame, sénatrice de New York, 60 ans; Christ Dodd, sénateur du Connecticut; John Edward, 54 ans, ancien co-listier de John Kerry en 2004; Barack Obama, la nouvelle star, 46 ans, sénateur de l'Illinois; enfin Bill Richardson, 60 ans, gouverneur du Nouveau Mexique.
A. D
La presse américaine juge
La presse américaine saluait mercredi la victoire historique de Barack Obama, premier Noir à décrocher l'investiture d'un grand parti pour la présidentielle, mais soulignait la nécessité de rallier les partisans de Hillary Clinton et de surmonter la question raciale. Le succès d'Obama a permis au pays de franchir un pas important - un signe de progrès qui a été accompli depuis que le sénateur (Obama) est né, sur la question du racisme?, écrit le Washington Post. Mais la bataille pour la nomination a aussi révélé un schisme au sein du parti démocrate au sujet des questions raciales et la résistance potentielle à voter pour un candidat noir dans certaines parties du pays qui auront un rôle important dans la campagne pour l'élection générale?, en novembre, poursuit le quotidien de la capitale fédérale. Le Post estime ainsi qu'Obama fait face à un travail énorme pour unifier le parti, et il sera peut-être plus difficile de convaincre les partisans de Clinton en raison de ses performances inégales au cours des derniers mois?. Dans les quotidiens new-yorkais, une photo d'Obama couvrant toute la Une du Daily News est surmontée d'un énorme: Historique?, tandis que le New York Post avec une une similaire titre Destinée?.
Pour le New York Times (NYT), la victoire d'Obama a brisé des barrières raciales et représente la remarquable ascension d'un homme qui, il y a quatre ans, siégeait seulement au sénat de l'Illinois? (nord). Pour l'élection de novembre, Obama part avec des avantages évidents: il est un démocrate en lice dans un climat d'amertume envers les républicains, dans une course avec des électeurs avides de changement et il sort d'une campagne où il a rempli salle après salle?, souligne le quotidien new-yorkais. Mais le NYT écrit aussi que jusqu'à ce qu'il résolve la question Clinton, il sera difficile pour Obama de passer à ce qu'il voudrait désormais accomplir: se faire mieux connaître de l'ensemble de l'électorat et non seulement des démocrates, présenter sa pensée politique avant que (le républicain John) McCain ne le fasse selon son point de vue et essayer de rectifier certaines des faiblesses apparues lors du processus des primaires?.
Le Chicago Tribune qualifie la victoire d'Obama de moment qui porte le poids de l'Histoire et la promesse du futur?, mais évoque aussi la tâche monumentale? qui attend le candidat démocrate.
En endossant le rôle du candidat démocrate désigné, Obama va devoir surmonter une bonne partie de l'électorat démocrate qui a pris parti pour Clinton?, souligne le quotidien de la capitale de l'Illinois qui estime aussi que la question raciale va continuer à jouer un rôle majeur. Le pays a simplement connu trop de tensions raciales dans le passé pour que ces divisions soient absentes de la première campagne présidentielle impliquant un candidat afro-américain?, résume le Chicago Tribune. Le Los Angeles Times note aussi que les primaires ont laissé l'électorat démocrate profondément divisé selon les groupes démographiques?, allusion à l'avantage de Clinton sur Obama auprès de l'électorat blanc, des classes moyennes et des femmes.



AFP
Repères
1961: Le 2 août, naissance à Honolulu (Hawaii)
1963: Départ de son père pour l'université de Harvard.
1967: Sa mère, Ann Dunham, se remarie avec un étudiant indonésien. Ils partent pour Jakarta.
1971: Il revient avec sa mère à Honolulu
1978: Occidental College (Los Angeles)
1981: Etudes de sciences politiques et de relations internationales à l'université Columbia, à New York. 1982: Son père meurt dans un accident de voiture au Kenya. 1983: Diplôme de Columbia. Débute comme analyste à la Business International Corporation (New York)
1985: Départ pour Chicago : Obama devient activiste social dans les quartiers noirs du South Side. 1988: Fac de droit à la prestigieuse université Harvard. 1991: Retour à Chicago et rencontre de Michelle Robinson. 1992: Campagne pour les inscriptions électorales des Noirs du South Side en faveur de Bill Clinton. 1995: Publication de ses Mémoires, Dreams From My Father (Les rêves de mon père). 1996: Elu au Sénat de l'Etat de l'Illinois. 2000: Obama est battu aux primaires démocrates en tentant de supplanter Bobby Rush, ancien des Black Panthers et membre de la Chambre des représentants. 2004: En juillet, il est invité à prononcer un discours à la Convention démocrate de Boston. 2004: En novembre, Obama devient sénateur de l'Illinois. 2007: Le 10 février, discours de Springfield (Illinois), annonçant sa candidature aux primaires démocrates et à la présidence des Etats-Unis. 2008: Le 3 janvier, début des primaires démocrates, victoire surprise dans l'Iowa. 2008: Le 20 mai, Barack Obama revendique la majorité absolue des délégués du Parti démocrate élus lors des primaires, étape majeure?, selon lui, dans sa course à la Maison Blanche.

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