Avec l'avènement de la crise ivoirienne du 19 septembre 2002 qui a vu la partition du pays, crise qui ne semble pas voir le bout du tunnel malgré les multiples accords signés ça et là par les protagonistes, les cinq vilains sentiments qui déciment l'espèce humaine maintes fois stigmatisés par feu le Président Félix Houphouët-Boigny, ont refait surface comme pour corroborer les prédictions du sage.
Nous constatons également que les paroles fortes de l'honorable chef d'Etat Félix Houphouët-Boigny, mises en encadré à la couverture du journal "Fraternité Matin" dans un passé récent, dans ses parutions journalières, nous reviennent à l'oreille comme l'écho du "clin-kpli". Entre autres : "Le vrai bonheur, on ne l'apprécie que lorsqu'on l'a perdu !" En effet, cette crise nous a permis de voir le vrai visage de chacun de nous. (Chaque Ivoirien).
Où sont passés les grands discours sur les droits de l'homme ? Le droit fondamental du droit à la vie ? A l'instruction ? A l'éducation ? A la santé et que sais-je encore ?
Où sont passés les grands discours sur la liberté ? La liberté de la presse ? La liberté d'opinion ? La liberté de circuler ? La liberté de manger et de boire ? On est même allé jusqu'à célébrer la fête de la liberté !
Où sont passés les Intellectuels de ce pays ? Eux qui au temps "doux" de M. Félix Houphouët-Boigny et de M. Henri Konan Bédié passaient pour les maîtres incontestés des éclaireurs de conscience ? Où se cachent-ils à présent ? Oh ! Oui ! Une poignée a levé le petit doigt ! C'eût été dommage que cela ne fût pas ! Honneurs soient rendus aux éveilleurs de conscience que sont : Venance Konan, Tiburce Koffi, Constance Yaï, Pr Salif N'diaye, Dagaret Dassaud, Assalé Tiémoko, etc.
Plus que les paroles, ils témoignent que durant plusieurs décennies, les pères fondateurs de la Côte d'Ivoire moderne consacraient chaque année, la moitié du budget national à l'éducation nationale pour la formation qualitative de leur jeunesse qui était la priorité de leurs priorités.
Et les autres qui faisaient tant de boucan, où sont-ils maintenant ?
Ah ! Oui ! Je les vois ! Ils sont aux affaires aujourd'hui ! Ils ont la bouche pleine et bien en chair ! La parole et la nourriture ne faisant pas bon ménage, comme je les comprends ! Les belles théories de la clandestinité sont rangées à jamais dans des tiroirs hermétiquement fermés !
-Bien fait pour tous ceux qui pensaient que ceux-là viendraient leur dresser le couvert au bon vin délicieux ! A la place du bonheur illimité, ils nous ont servi : atrocités, assassinats, viols, vols, interdiction de s'instruire, de parler, de circuler, de se soigner, de se loger, de manger et de dormir ! Aujourd'hui, le pays est devenu une jungle où les plus forts (avec leurs armes) écrasent les plus faibles (sans défense) avant de les manger crus. Quel dommage ! Depuis 1990, les médias d'Etat comme tous les autres secteurs d'activité du pays ont été infiltrés par les mercenaires du FPI. Ce n'est pas moi qui l'invente mais c'est bien l'ex-ministre de la Défense M. Lida Kouassi Moïse qui l'a dit sur les antennes nationales à la face du monde : " Oui, nous avons infiltré l'armée ". C'était pendant la transition militaire ! Qui dit mieux !
-Ces mercenaires donc, où qu'ils se trouvent, ne travaillaient pas pour le développement de leur pays, mais consigne leur avait été donnée de travailler pour la chute d'un régime : le régime PDCI. Chacun à son niveau devait tout faire pour que le pays aille de plus en plus mal. Ainsi, des journalistes de la Radio nationale et de la télévision avaient pour rôle de distiller subtilement la haine et d'attiser les tensions entre les populations en faisant passer malicieusement des chansons du genre : " Gagnoa ne sera jamais jolie, parce qu'un Bété n'est pas Président ! Agboville ne sera jamais jolie parce qu'un Abbey n'est pas Président ! Korhogo ne sera jamais jolie, etc. ". Depuis octobre 2000, cette chanson a disparu comme par miracle ! Nous sommes vigilants ! Les enseignants mercenaires du FPI, sur toute l'étendue du territoire national, abandonnaient les classes et leurs élèves en se tapant la poitrine les jours ouvrables, pour aller marcher à Abidjan parce que M. Gbagbo l'exigeait.
De tels agissements contre son pays ne sont-ils pas pires que la sorcellerie ?
Le sage nous disait pourtant que les hommes à la tête du pays passent, mais le pays reste ! Qu'avons-nous retenu de cela ? Messieurs les professeurs, vous êtes bien récompensés aujourd'hui. Les sages disent : " Lorsque tu traces un mauvais chemin, il sort toujours derrière ta maison ". Aujourd'hui, dans ce pays, plus personne ne peut marcher même pour aller au marché ; sous peine d'être réprimé dans le sang ! Qui l'eût cru ?
Et pourtant, ce n'est un secret pour personne ; les Ivoiriens sont asphyxiés par la flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Le sac de riz de 50kg le moins cher aujourd'hui est à 14.500F. Que dire du prix du savon, du pétrole, de l'huile, de la viande, du timbre, des factures de CIE et de SODECI, des loyers exorbitants et que sais-je encore ?
Une manifestation des consommateurs pour crier leur ras-le-bol est vite dispersée par des milices en cagoule pour faire croire à l'opinion internationale que nous vivons au paradis. Le sage de Yamoussoukro, imbibé de l'essence authentique de l'Afrique traditionnelle ne cessait de nous répéter : " Il faut aider son frère dans le malheur mais jamais dans le mal ". Tous ceux qui ont cru bon d'aider leur frère dans le mal, paient aujourd'hui le tribut de leur méchanceté : certains sont morts depuis longtemps ; d'autres ont perdu des parents dans les multiples attaques simulées. D'autres encore ont perdu leurs emplois depuis belle lurette et vivent en mendiants ; d'autres encore, certainement les plus chanceux, se retrouvent dans le fameux village de "si je savais".
L'école ayant été assassinée par le pouvoir actuel, les pauvres élèves (une génération inconsciente) sont utilisés comme des man?uvres à vil prix pour semer la terreur partout où ne peut s'imposer son incapacité du savoir et du savoir faire ! Ce n'est pas pire que la colonisation et l'esclavage ça ?
Mon père me disait : " Mon fils, le tout n'est pas de tout savoir, mais d'utiliser à bon escient le peu du tout que tu sais ! "
Comment comprendre aujourd'hui que l'université qui est le temple du savoir, le creuset de la conscience élevée ; lieu par excellence opposé à tous pouvoirs pour leurs abus soit chez nous, l'endroit où naissent et se développent toutes sortes de vilenies ? Les étudiants sous le régime FPI, n'hésitent pas à bastonner à sang des parents d'étudiants qui auraient le malheur, en rendant visite à leurs progénitures de faire "pipi" dans l'enceinte de l'université. En d'autres temps, ces personnes âgées qui pourraient être leur père, auraient été gentiment conduites dans une toilette pour se soulager. Que dire des assassinats entre étudiants ? Des viols d'étudiantes ? Des résidences universitaires gérées par des étudiants dits "patriotes" qui louent les chambres à leurs camarades patriotes ou à leurs copines ?
Finie la belle époque d'étudiants valeureux, conscients de leur rôle de futurs cadres compétents de ce pays ! Aujourd'hui, les meilleurs étudiants sont les plus malheureux, les médiocres, les plus valeureux ! Présentés comme les phares de la jeunesse ! On les voit à la télé qui se pavanent ! A la radio qui parlent comme des modèles pour notre jeunesse. Ah ! Si les dirigeants actuels savaient que plus ils nous font passer de tels modèles au rabais, plus personne n'allume son poste téléviseur ou son poste de radio ! Qu'ils sachent qu'ils prêchent dans le désert car comme dit le chanteur : " On a tout compris ! ".
Le sage avait l'habitude de dire que l'histoire est têtue. Nous savons le nombre et la valeur des cadres ivoiriens formés de 1946 à 1990. Nous savons également ce qu'ils ont démontré comme valeur intrinsèque au plan national et international. Depuis 1990, le ver est entré dans le fruit ! Le bilan de M. Gbagbo sera connu de tous et des générations futures. L'histoire qui est têtue nous situera sur le nombre de cadres compétents de dimensions internationales formés dans tous les secteurs d'activités par le FPI.
Chacun de nous doit laisser aux générations futures un peu plus qu'il n'a reçu des générations précédentes. Le pouvoir actuel doit en faire son credo.
Faut-il s'étonner aujourd'hui des remous sociaux qui, comme une frénésie, s'emparent de tout le pays ? C'est la réaction logique, je dirais normale d'un corps sain qui rejette ou vomit le ver nocif à lui inoculer de force en 1990.
La Côte d'Ivoire est un pays sain. Nos premiers dirigeants, tels de bons jardiniers soucieux de l'avenir de leur plante, l'ont entourée de tous les sains affectifs. Puis est venu comme par enchantement, un faux vétérinaire à l'image des faux modèles d'aujourd'hui bruyants et orgueilleux. Il avait remèdes à tous les maux du pays. On l'applaudissait à grands cris ! Il était en sueur partout pour enseigner ses grandes théories avec une serviette au cou. (Ce n'est pas Georges Coffi qui me démentira).
Quand la Côte d'Ivoire avait un bénin mal de tête, il criait sur tous les toits que c'était le sida ! Il enrageait qu'on ne lui fît pas appel pour enrayer un tel mal à sa portée. Las d'attendre, il distribua dans tout le pays ses médicaments toxiques à l'image des déchets toxiques récents. Ceux d'entre les citoyens qui les avalèrent, furent naturellement empoisonnés et enragés. Leurs réactions furent et continuent d'être incontrôlables. Ce fut d'abord le boycott actif de 1995. Puis le coup d'Etat de 1999. Enfin la guerre de 2002. Est-ce vraiment la fin ?
C'est dans un tel imbroglio que notre vétérinaire va prospérer. La gestion de la filière café-cacao confiée à des analphabètes aux grands chapeaux, lui valent plusieurs sacs d'argent par semaine sans facture, lui qui, pourtant harcèle de jour comme de nuit, les pauvres petits commerçants avec sa facture normalisée ! Les différents examens et concours devenus payants, des footballeurs retraités, de piètres comédiennes et des chanteurs voyous peuvent entrer tranquillement à l'ENA sans coup férir ! Quelle bassesse pour ce pays au grand destin ! Ne peuvent entrer à la police, à la douane, à la gendarmerie, à la marine, au CAFOP, à l'école des infirmiers d'Etat et sages-femmes, ne peuvent bénéficier de bourses d'études étrangères que les parents, amis, connaissances et alliées du vétérinaire courageux.
Notre vétérinaire qui, dans les années 1990, n'avait aucune confiance en nos tradi praticiens, exigeait toujours et à grand bruit pour tous les malheurs dans le pays, l'intervention des experts étrangers européens ; surtout les français (amitié socialiste oblige !) pour l'autopsie. On pourrait citer la descente musclée des militaires à la cité universitaire où il exigea une enquête internationale. (Robert Minangoua était là avec RFI).
L'affaire des 18 milliards de l'UE qui ont servi à la construction et à la réhabilitation de plusieurs centres de santé et de maternité qu'il inaugura à grande pompe dès son arrivée calamiteuse au pouvoir. Là aussi, une enquête internationale avait été exigée à cor et à cri par l'honorable vétérinaire.
Aujourd'hui, il embrasse à belles dents tous les tradi-praticiens et les faux prophètes qui lui font croire qu'il est suffisamment courageux pour régler tout seul les problèmes du pays, notre pays !
Pourquoi faire une enquête internationale pour savoir ce qui se passe dans la filière café-cacao. Tous ceux qui s'y sont essayés sont portés disparus, morts ou portent des séquelles de blessures à vie ! (L'inspecteur Kouadio François - Guy André Kieffer) 100 milliards de nos francs détournés ; ce n'est rien du tout à côté de 18 milliards qui ont servi au bien-être des populations. Pourquoi une enquête internationale pour identifier les auteurs et co-auteurs des différents charniers qui ont fait plus de 500 morts ? Ces malheureuses personnes ne représentent rien pour le régime FPI. Elles ne sont ni riches ni des adversaires sérieux à la course au fauteuil présidentiel.
Guéi Robert et Boga Doudou seraient-ils donc morts parce que riches et clients sérieux à la course au pouvoir ? Les Anglais diraient : " That is a question ! " Aujourd'hui, M. Gbagbo fait croire aux Ivoiriens crédules que nous pouvons faire nous-mêmes nos différentes enquêtes pour tout ce qui nous arrivent sans recours extérieur ; car faire venir des enquêteurs internationaux serait faire recoloniser notre chère patrie indépendante depuis 1960 ; ce serait inviter les Français à nous voler les immenses richesses de notre sous-sol. Les enquêtes internationales étaient valables du temps de Houphouët et son héritier mais plus à son temps ! Ce n'est pas de la jalousie ça ?
Généralement, disent les anciens, les sorciers mangent les parents des autres avec un régal indicible ; mais dès qu'on touche aux cheveux d'un des leurs, le monde invisible entre en transe. Aujourd'hui, les Européens qui, hier étaient les modèles à voir, à revoir et à copier, sont des persona non grata sous le régime FPI. Si la honte pouvait tuer !
A propos de chef d'Etat courageux, entre nous, a-t-on vraiment besoin à notre époque de chef courageux ? Pour trouver du travail à notre jeunesse livrée au chômage gratuit, à la mendicité, à l'oisiveté et à l'alcool, faut-il un Président courageux ?
Qu'est-ce que le courage à avoir avec une population qui ne demande qu'à vivre sainement en pouvant se soigner, se loger décemment, aller à l'école comme partout ailleurs ? C'est le courage du Président qui fera de nos ponts des ponts résistants ? De nos routes, des routes praticables en toutes saisons ?
On aura entendu toutes les histoires drôles avec notre historien sauf l'histoire authentique des peuples qui aspirent à la démocratie et à un mieux être véritables ! Pourquoi veulent-ils coûte que coûte nous ramener 5 siècles en arrière au temps des royaumes et des empires ? Pourquoi veulent-ils qu'on retienne d'eux l'image de Soundjata Kéita ou de Sony Aliber ? La guerre d'occupation est terminée depuis longtemps ! Au moins, au temps des empires, les rois courageux étaient au front armes en main. Ce n'étaient pas des rois courageux comme ceux autoproclamés de notre ère qui livrent les adolescents innocents aux canons furieux et noient leur courage dans le champagne (eux qui détestent les blancs, dans des maisons luxueuses attendant les rapports maladroits de leurs généraux tout aussi poltrons). Match nul entre loyalistes et ex-rebelles.
Aujourd'hui, le Président et son Premier ministre nous disent qu'ils ne sont pas des magiciens pour aller aux élections le plus tôt possible ; l'état actuel des choses pourrait durer le temps qu'il faut. C'est-à-dire quand tous les deux seront rassasiés de se remplir les poches et rassasiés de la souffrance des Ivoiriens qui ont pris l'ombre pour la proie.
M. Gbagbo qui, autrefois exigeait des autres, une large consultation des populations avant toutes prises de décisions concernant ce pays, est aujourd'hui celui-là même qui résume l'ensemble des populations ivoiriennes à son épouse et à son prophète. Ce n'est pas du mépris ça ?
Les pédagogues disent que " l'outil ne vaut que par l'artisan qui l'emploie ". La constitution, le socle de toutes les nations, la nôtre, élaborée par des devanciers sages et altruistes, a permis à notre premier Président et à M. Henri Konan Bédié de travailler dans la paix et d'offrir aux citoyens du monde résidant sur notre territoire un rêve de paix ! Aujourd'hui, tout ce beau rêve s'est écroulé comme des châteaux de cartes. Le nouvel artisan n'a pas su utiliser l'outil au profit de son peuple mais à son seul profit pour ne pas dire contre son peuple. Ce n'est pas la peur ça ?
Le Président Gbagbo veut nous faire avaler que pour qu'une nation se développe, elle doit forcément passer par la guerre. Sans prétention aucune, je dis que c'est une fausse thèse qui ne mérite pas qu'on s'y attarde. On ne peut vouloir une chose et son contraire en même temps ! Si telle est que c'est par la guerre que se développent les pays, le Président aurait dû commencer sa guerre par Mama ! Et puis, pourquoi aujourd'hui ces multiples déplacements inutiles et coûteux pour notre pays pour y ramener la paix ?
Les Ivoiriens ont été suffisamment éclairés par cette crise. J'ai foi en mes compatriotes, jeunes et vieux, aux quelques intellectuels encore lucides qui résistent encore à la puissance du dieu argent, pour défendre becs et ongles l'essence de notre existence.
Je propose que tous ensemble, avant les élections de 2008, nous revoyions notre constitution actuelle sans passion et sans parti pris pour corriger notre régime de gouvernement et tous les points confligènes. Le régime de gouvernement présidentiel en vigueur chez nous, donne trop de pouvoirs au Président. Et lorsque vous avez un Président suffisant et égoïste, il cause beaucoup de torts au peuple. Sans faire du futur Président une coquille vide, on pourrait lui retirer beaucoup de ses prérogatives actuelles qu'on attribuerait à l'assemblée nationale (donc un régime parlementaire). Cela éviterait au futur Président de se prendre pour un demi-dieu en prenant des décisions concernant ce pays selon qu'il a bien bu ou mal dormi !
La suppression des cartes de séjour méritait d'être discutée par les parlementaires avant l'annonce faite par le président. Pourquoi en Afrique, nos politiciens pensent que seul ce qu'ils ont fait est bon ? On peut changer une mauvaise loi dans les règles de l'art sans frustrer personne et surtout sans arrière-pensée électoraliste ! N'est-ce pas le charme de la démocratie et l'élégance des hommes civilisés ?
Dans le même ordre d'idée, l'assemblée nationale doit proposer le budget de souveraineté du futur Président et du futur Premier ministre pour éviter que quelques personnes s'accaparent les richesses du pays et laissent la grande majorité du peuple dans la misère. Les coups d'Etat armés doivent être notés dans notre constitution comme proscrits. Les militaires aux godasses bruyantes qui arrivent au pouvoir armes aux poings ne doivent plus avoir droit de cité dans ce pays.
Si l'Assemblée nationale estime qu'un chef d'Etat a commis une faute grave et qu'il mérite d'être suspendu ou démis de ses fonctions, c'est elle seule, l'émanation du peuple qui décidera et non plus quelques petits fanfarons en mal de publicité.
Je termine avec cette petite histoire. " Autrefois un grand incendie se déclara au pays des animaux ; Certains d'entre eux voulant montrer à tous leur rage de vaincre, tentèrent de braver les flammes. Certains y perdirent leur vie ; d'autres gardent aujourd'hui encore les stigmates des braises ardentes et des flammes incandescentes.
L'éléphant et le colibri décidèrent d'éteindre ce feu par l'eau. Chacun selon ses moyens, fit tant et si bien que, de l'incendie à la rivière et de la rivière à l'incendie, au bout du compte, l'incendie fut enrayé au grand soulagement de tous !
Chers compatriotes, chacun de nous doit, selon qu'il est éléphant ou colibri, apporter sa petite contribution à l'effort de recherche de la paix, une paix durable, une paix des c?urs et des esprits.
Par N'zikpli Kokoblé Bangolo