Souffre douleur
L'Intelligent d'Abidjan aura le 4 septembre 2007 quatre ans. Mais déjà, "Le quotidien dont vous avez rêvé" a glané assez de lauriers qui font pâlir de jalousie et attirent ou peuvent attirer des foudres d'esprits étroits et sclérosés. Et Alain Lobognon fait partie de ceux-là. Au plus fort moment de la guerre, des responsables et militants du camp présidentiel nous avaient accusés d'être les espions de la rébellion en zone gouvernementale. L'auteur de cet article a failli laisser sa peau à un séminaire du Fpi à Grand-Bassam, d'autres journalistes et photographes de L'Intelligent d'Abidjan ont été bastonnés et délestés de leur matériel de travail. Nous ne recevions pas toujours des invitations pour des cérémonies ou des voyages de la galaxie patriotique. Mais, à la grande surprise on avait des informations sures et de première main. Nous n'étions pas pourtant bien accueillis au G7. Notre correspondant à Bouaké Issa Bamba a été menacé par Alain Lobognon et sa clique avant d'être récupéré par eux. Tout le monde nous suspectait : tout simplement parce que L'Intelligent d'Abidjan a décidé de faire du journalisme et non de la propagande. Vous êtes avec qui ? On n'arrive pas à vous cerner?, telles sont les remarques faites par des personnalités politiques, économiques, sociales et culturelles. Nous avons fait le choix de l'indépendance. Et cela ne plait pas à tout le monde. Même l'on a dit que L'Intelligent d'Abidjan était tantôt le journal du gouverneur Banny, tantôt celui de IB. Mais, nous ne disions rien, continuons d'innover et de donner la parole à tout le monde. "L'avenir sort du passé", a dit le sage africain. Même si Alain Lobognon et ses commanditaires sont devenus amnésiques, les faits sont sacrés et têtus : Cherif Ousmane, Wattao, Koné Zacharia, Gueu Michel, Vetcho et bien d'autres chefs militaires des Forces nouvelles ont occupé la Une de L'Intelligent d'Abidjan au moment où les patriotes avaient décrété "no rebel in Abidjan". En journalisme comme en chimie il y a une vérité que rien ne se perd tout se transforme. L'Intelligent d'Abidjan continue sa route lentement mais surement. N'en déplaise à Alain Lobognon.
Aké Laurent Okoué
Aké Laurent Okoué