Miss et réalités
La presse se saisissant récemment de l'affaire N'Zi Bernadette Miss Côte d'Ivoire 2007 relevait les incohérences de son discours et les failles du COMICI, comité d'organisation de Miss Côte d'Ivoire, sans que les responsables de cette structure ne réagissent vraiment. Et pourtant nous serions face à un cas grave d'imposture qui devrait faire réfléchir encore les organisateurs de cette superbe foire de la beauté où se mêlent entreprises, people, etrecruteurs matrimoniaux, pour que vive le sacro saint spectacle !
Première question : Mademoiselle N'Zi Bernadette aurait-elle menti sur son niveau scolaire ? Troisième, Première ? Terminale ? ou BAC+.? Les témoignages recueillis ça et là par des confrères sont assez édifiants: "nous étions à l'école avec N'Zi Bernadette. C'était entre 2005 et 2006 au Collège Notre Dame II, elle était en classe de troisième. Nous sommes convaincus qu'elle s'est arrêtée en troisième. Nous avons été surpris d'apprendre qu'elle a eu le Bac", déclaraient deux anciens élèves de son école. Et l'un des professeurs de la belle N'ZI, affirmait encore, qu'elle aurait fait la classe de Première. (cf. Star Magazine du mercredi 22 août 2007). Deuxième question : Cette Miss aurait-elle renié ces origines modestes en affectant elle-même son père aux Etats-Unis, pour un poste dans une organisation internationale ?
Parlant de son sacre, la Miss soulignait ceci dans le Magazine Top Visage du 19 au 25 juillet 2007 : " J'y croyais. Mais j'avoue que toutes les filles étaient belles et j'avais peur. Je me suis mise en tête que c'était un jeu. Et mon père m'a dit de prendre cela comme tel. Et de toutes les façons, ce sont les vacances. Si jamais je perdais, il m'offrirait des vacances à New York. Parce qu'il vit là-bas. Le voyage était prévu pour le 17 juillet. Ce voyage allait me faire changer un peu parce qu'il y a quand même longtemps que je n'ai pas voyagé. Mon dernier voyage, c'était en Italie". Toujours selon ce Magazine qui souligne la réaction d'un voisin de la famille N'ZI à Yamoussoukro : " Bernadette dit des contrevérités. Son père ne vit pas à New York et il n'a jamais vécu à New York. " Quelle histoire ! Comment se fait donc la sélection des Miss ? Les candidatures sont-elles acceptées sur dossiers ou sur la base d'une simple déclaration verbale? Miss N'Zi Bernadette est-elle, une innocente victime de la médiatisation à outrance d'un concours de beauté confisqué par une certaine presse ou d'une candide, rêveuse d'une vie meilleure qu'elle projette fortement dans le réel ?
Je fais partie des Ivoiriens qui ont dépensé une fortune en SMS, pour la pousser mais quelle importance ! Dans cette histoire, il y a quand même une vérité évidente : cette jeune femme a peut-être un certain sourire, une relative prestance, mais si elle s'est plantée à ce point, c'est tout simplement parce qu'elle n'a pas su se taire, ou qu'elle en a trop dit, dans un jeu concours où la plastique compte maintenant pour l'essentiel. "Soit belle et tais-toi, sinon on découvrira tes lacunes", auraient dû lui dire les membres du COMICI. Il y a des Miss qui passent sans traces et celle-là, volera comme une feuille morte, portée par le vent du désamour des Ivoiriens, parce que peu crédible.
Le Comité Miss Côte d'Ivoire devrait s'expliquer dans cette affaire rocambolesque, pour mieux situer les Ivoiriens et éviter pareilles incongruités à l'avenir. Chose bizarre, tous gardent le silence, laissant le soin à l'AMISS-CI (Amicale des Miss de Côte d'Ivoire) de riposter dans une déclaration à la presse où elle manifeste sa révolte contre les attaques répétées des journalistes contre les Miss de Côte d'Ivoire. On est vraiment dans un autre ciel, où les fées adorent les feux de la rampe quand cela les arrange et rechignent quand on gratte leurs paillettes. Vouloir être Miss, c'est accepter d'être médiatique au moins pendant la durée de son règne. Et dans le contexte du moment, l'assertion parait décalée. Je l'ose quand même : le ridicule tue. Parfois, c'est entendu, les succès sont douloureux et je pense bien évidemment à la dernière Miss Séry dorcas que nous avons applaudie toute l'année 2006 et qui, pour finir, aurait triché aux examens. Souvent, les revers du succès que nous subissons sont cinglants, sévères, cruels et nous laissent abattus et désespérés et nous font souffrir pour l'image que nous nous étions donnée. Mais il faut pourtant dire les choses comme elles sont. Et il y a des raisons objectives à cela. Au risque d'apparaître brutal aux yeux des nombreux fans qui continuent de la soutenir : Mademoiselle N'Zi Bernadette en fait trop et c'est bien fait pour sa "belle gueule". Alors que la lumière soit toujours, pour que les Ivoiriens sachent la vérité sur nos stars qui font tant rêver nos enfants, les jeunes filles et les hommes.
Par Léonard M'Bougoua
Première question : Mademoiselle N'Zi Bernadette aurait-elle menti sur son niveau scolaire ? Troisième, Première ? Terminale ? ou BAC+.? Les témoignages recueillis ça et là par des confrères sont assez édifiants: "nous étions à l'école avec N'Zi Bernadette. C'était entre 2005 et 2006 au Collège Notre Dame II, elle était en classe de troisième. Nous sommes convaincus qu'elle s'est arrêtée en troisième. Nous avons été surpris d'apprendre qu'elle a eu le Bac", déclaraient deux anciens élèves de son école. Et l'un des professeurs de la belle N'ZI, affirmait encore, qu'elle aurait fait la classe de Première. (cf. Star Magazine du mercredi 22 août 2007). Deuxième question : Cette Miss aurait-elle renié ces origines modestes en affectant elle-même son père aux Etats-Unis, pour un poste dans une organisation internationale ?
Parlant de son sacre, la Miss soulignait ceci dans le Magazine Top Visage du 19 au 25 juillet 2007 : " J'y croyais. Mais j'avoue que toutes les filles étaient belles et j'avais peur. Je me suis mise en tête que c'était un jeu. Et mon père m'a dit de prendre cela comme tel. Et de toutes les façons, ce sont les vacances. Si jamais je perdais, il m'offrirait des vacances à New York. Parce qu'il vit là-bas. Le voyage était prévu pour le 17 juillet. Ce voyage allait me faire changer un peu parce qu'il y a quand même longtemps que je n'ai pas voyagé. Mon dernier voyage, c'était en Italie". Toujours selon ce Magazine qui souligne la réaction d'un voisin de la famille N'ZI à Yamoussoukro : " Bernadette dit des contrevérités. Son père ne vit pas à New York et il n'a jamais vécu à New York. " Quelle histoire ! Comment se fait donc la sélection des Miss ? Les candidatures sont-elles acceptées sur dossiers ou sur la base d'une simple déclaration verbale? Miss N'Zi Bernadette est-elle, une innocente victime de la médiatisation à outrance d'un concours de beauté confisqué par une certaine presse ou d'une candide, rêveuse d'une vie meilleure qu'elle projette fortement dans le réel ?
Je fais partie des Ivoiriens qui ont dépensé une fortune en SMS, pour la pousser mais quelle importance ! Dans cette histoire, il y a quand même une vérité évidente : cette jeune femme a peut-être un certain sourire, une relative prestance, mais si elle s'est plantée à ce point, c'est tout simplement parce qu'elle n'a pas su se taire, ou qu'elle en a trop dit, dans un jeu concours où la plastique compte maintenant pour l'essentiel. "Soit belle et tais-toi, sinon on découvrira tes lacunes", auraient dû lui dire les membres du COMICI. Il y a des Miss qui passent sans traces et celle-là, volera comme une feuille morte, portée par le vent du désamour des Ivoiriens, parce que peu crédible.
Le Comité Miss Côte d'Ivoire devrait s'expliquer dans cette affaire rocambolesque, pour mieux situer les Ivoiriens et éviter pareilles incongruités à l'avenir. Chose bizarre, tous gardent le silence, laissant le soin à l'AMISS-CI (Amicale des Miss de Côte d'Ivoire) de riposter dans une déclaration à la presse où elle manifeste sa révolte contre les attaques répétées des journalistes contre les Miss de Côte d'Ivoire. On est vraiment dans un autre ciel, où les fées adorent les feux de la rampe quand cela les arrange et rechignent quand on gratte leurs paillettes. Vouloir être Miss, c'est accepter d'être médiatique au moins pendant la durée de son règne. Et dans le contexte du moment, l'assertion parait décalée. Je l'ose quand même : le ridicule tue. Parfois, c'est entendu, les succès sont douloureux et je pense bien évidemment à la dernière Miss Séry dorcas que nous avons applaudie toute l'année 2006 et qui, pour finir, aurait triché aux examens. Souvent, les revers du succès que nous subissons sont cinglants, sévères, cruels et nous laissent abattus et désespérés et nous font souffrir pour l'image que nous nous étions donnée. Mais il faut pourtant dire les choses comme elles sont. Et il y a des raisons objectives à cela. Au risque d'apparaître brutal aux yeux des nombreux fans qui continuent de la soutenir : Mademoiselle N'Zi Bernadette en fait trop et c'est bien fait pour sa "belle gueule". Alors que la lumière soit toujours, pour que les Ivoiriens sachent la vérité sur nos stars qui font tant rêver nos enfants, les jeunes filles et les hommes.
Par Léonard M'Bougoua