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Après une accalmie, la violence a repris dans la capitale avec la Branche armée de Al-Qaïda au Maghreb. Deux attentats, perpétrés hier matin, à Alger par deux voitures piégées, ont fait, selon des sources hospitalières, au moins 62 morts, apprend-on par l'AFP. Un bus bondé d'étudiants roulait, le matin, dans le quartier de Ben Aknoun quand il a été percuté de plein fouet par une voiture conduite par un kamikaze devant les locaux de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle, un bâtiment neuf de style mauresque. Un policier et deux gardes républicains, en faction devant les immeubles, ont été tués sur le coup. Quand le bus, calciné, enregistrait le plus grand nombre de morts, selon des témoins. C'était comme un tremblement de terre?, témoignait à l'AFP un avocat, Ameur Rekhaila, devant la façade du Conseil constitutionnel qui s'était écroulée sous la violence du souffle de l'explosion. Au quartier de Hydra, qui abrite des chancelleries et résidences diplomatiques et plusieurs ministères, un autre kamikaze, à bord d'un véhicule piégé l'a fait sauter. Selon le ministre algérien de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, 12 personnes dont 3Asiatiques ont été tuées aux sièges du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Pour le ministre Yazid Zerhouni, les deux attentats sont les ?uvres de la Branche armée d'Al-Qaïda au Maghreb (BAQMI, ex-GSPC). Ces attentats surviennent après deux mois d'accalmie en octobre et novembre, période durant laquelle il y a eu une décrue spectaculaire de la violence islamiste?. Leur organisation fait penser à ceux du 11 avril dernier que BAQMI a revendiqués. Deux voitures piégées avaient explosé devant le Palais du gouvernement et un commissariat de banlieue. Faisant au moins 30 tués et plus de 200 blessés. Vigoureuse condamnation
La communauté internationale a condamné, avec la dernière énergie, l'attentat d'Alger. Dans un communiqué, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans les termes les plus fermes?, a condamné les attentats terroristes? d'Alger. Washington, tout en réaffirmant sa solidarité avec les Algériens et l'ONU, a qualifié ce qui s'est passé d'actes de violence insensée?. Le Président français, Nicolas Sarkozy, qui a eu un entretien téléphonique avec le Président algérien Boute-flika, a condamné fermement? ces actes barbares et odieux?. Quand le Président russe Vladimir Poutine fustige un crime abominable?. Assurant que la Russie était prête à coopérer avec l'Algérie en matière de culture contre le terrorisme et l'extrémisme, rapporte l'AFP.

Ernest Aka Simon

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