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Forces nouvelles : Plus de désarmement

L'un des points essentiels du processus ivoirien de sortie de crise est le désarmement des forces belligérantes. Les différents accords de paix en ont fait un impératif. Au point que beaucoup d'Ivoiriens et d'observateurs en avaient fait la condition principale pour aller aux élections. L'accord de Ouagadougou conçu et signé par les Ivoiriens en a fait une préoccupation. Dans la pratique, le désarmement en tant que processus dans un processus bute sur plusieurs problèmes d'ordre matériel et financier. Mais le n?ud gordien est une question de volonté politique. D'abord, il fallait régler la question des grades que certains dirigeants des Forces Nouvelles ont acquis pendant la rébellion. Ensuite, régler la question de l'intégration, la réhabilitation et l'organisation des sites de regroupement et de cantonnement des troupes et l'épineux problème du recasement des dizaines de milliers de combattants recrutés ça et là. Environ deux mois après la signature de l'accord complémentaire, force est de reconnaître que le désarmement est encore loin d'être une réalité. Le sera-t-il un jour ?
Aux dernières nouvelles, le désarmement, dans sa conception traditionnelle, telle qu'exigée en son temps par le camp présidentiel, ne serait plus possible avant les élections. C'est ce qui ressort des indiscrétions répétées. Par contre, il y a, selon nos sources, un autre plan qui devrait permettre aux différentes armées de se côtoyer sans accroc en attendant qu'un nouveau Président élu vienne trouver solutions aux menus problèmes, dont le principal est la confiance. Ainsi, selon nos sources, de part et d'autre, on pourrait prendre entre 5 et 10000 hommes qui constitueraient le corps pour la sécurisation du processus électoral. Ce corps n'en est pas pour autant la nouvelle armée qui obéira à un schéma bien établi. Qui commandera ce corps ? Il pourrait avoir un commandement collégial entre les dirigeants des FDS et ceux des Forces Nouvelles. Il fonctionnera sur le principe du CCI, mais il sera beaucoup plus étoffé.
Par ailleurs, d'autres indiscrétions font état de ce que dans les rangs des FAFN, des têtes fortes n'entendent pas se laisser mener par le bout du nez. Elles veulent donc que leurs grades soient relevés encore, pour pouvoir discuter d'égal à égal avec leurs homologues des FDS. Ainsi, le général de Brigade Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major des FAFN souhaiterait avoir une troisième étoile à l'instar de son cadet, le général de division Philippe Mangou, Chef d'état-major des FDS.

EP

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Article publié par Le Repère et référencé par 225.ci.