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53 Chefs d'état et de gouvernement étaient présents hier en égypte. Le 11e sommet ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) a ouvert ses travaux lundi matin dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, en présence du président controversé du Zimbabwe, Robert Mugabe, a constaté l'AFP. La rencontre des 53 chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation continentale a débuté avec un léger retard, par l'hymne de cette institution panafricaine, suivi par un discours de l'hôte du sommet, le président égyptien Hosni Moubarak. Le dossier zimbabwéen a empoisonné les travaux préparatoires du sommet, qui ont commencé vendredi, le jour même du second tour de la présidentielle zimbabwéenne, avec le conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union, qui faute d'un consensus, a renvoyé l'affaire aux chefs d'Etat. Dimanche soir, le Conseil de paix et de sécurité, organe de l'UA chargé de la prévention et de la gestion des conflits, a fait de même, après plus de trois heures de discussions à huis clos achevées sans aucune déclaration publique. Il y a eu un échange de vues sur la question du Zimbabwe?, a déclaré à des journalistes El Ghassim Wane, porte-parole de la Commission de l'UA à l'issue de cette réunion. Il s'agissait simplement pour le Conseil de se tenir au courant des derniers développements dans ce pays, étant entendu qu'une discussion aura certainement lieu au niveau des chefs d'Etat et que, s'il y a une décision à prendre, elle sera prise au niveau de la conférence de l'Union?. Depuis une semaine, l'UA est pressée de toutes parts d'intervenir dans la crise, notamment par les Occidentaux qui ont qualifié la réélection sans rival de M. Mugabe de farce? et qui demandent à l'organisation de refuser toute légitimité à son régime. Les observateurs de l'un des organes de l'UA, le Parlement panafricain, ont jugé le second tour ni libre ni équitable? et appelé à l'organisation d'un nouveau scrutin.
Mais pour l'UA, la situation est différente. L'organisation soutient la médiation menée par le président sud-africain Thabo Mbeki au nom de la Communauté de développement économique d'Afrique australe (SADC), pour éviter que la crise politique zimbabwéenne ne s'aggrave encore.
Cependant, l'opposition zimbabwéenne a appelé lundi le sommet de l'UA à nommer un envoyé permanent pour seconder les efforts de médiation du président Mbeki. C'est un moment historique pour les dirigeants africains?, a déclaré George Sibotshiwe, un porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), interrogé par la radio publique sud-africaine SAFM avant l'ouverture du sommet de Charm-el-Cheik. Nous attendons simplement qu'ils reconnaissent que les élections du 27 juin étaient une imposture et qu'ils nomment un envoyé spécial pour assister le président Mbeki?, a-t-il ajouté. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a jugé dimanche que le résultat de l'élection au Zimbabwe n'a pas reflété la réelle volonté du peuple zimbabwéen ni produit un résultat légitime?. M. Mugabe a été déclaré vainqueur dimanche d'une élection où il était seul en lice après le retrait de l'opposant Morgan Tsvangirai, qui avait renoncé à sa participation pour dénoncer les violences du pouvoir contre l'opposition et les conditions du scrutin.



AFP

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